Poursuivre le chantier de la NRL en sortant par le haut de l’impasse du manque de matériaux – 21/10/17


Face à chaque projet de carrière, des associations de riverains se sont élevées contre les dangers qu’elles feraient courir sur votre santé, votre tranquillité, votre économie et à votre environnement.
C’est évidemment le choix régional d’une digue en mer qui réclame notamment l’ouverture des nouvelles carrières de Dioret, Defaut, Bellevue, Bois Blanc et des Lataniers.
Or on peut poursuivre les travaux de la NRL sans recourir à la réalisation manifestement problématique de digues immergées. Il est possible en effet de poursuivre le chantier en cours de la NRL par l’une des trois solutions suivantes (voir illustrations des solutions 2 et 3) avancées par différentes associations :
1- En prolongeant le viaduc de 2 x 3 voies avec conservation des 4 voies de l’actuelle route littorale (par sécurité pour éviter le transfert de plus de 60 000 véhicules/jour sur la Montagne en cas de problème, voire en cas mise à péage de la NRL…).
2- Sur l’emprise actuelle, par 2 voies rehaussées, sous galerie de protection avec remblai d’amortissement, pour un sens de circulation, jumelé à un tunnel à 2 voies pour l’autre sens, le tout complété d’un tunnel à double sens pour le TCSP ou la reprise du tracé du tram train.
3- Sur l’emprise actuelle, par 3 voies rehaussées, sous galerie de protection avec remblai d’amortissement, pour un sens de circulation, combinées à 3 voies sous portiques avec filets de protection pour l’autre sens.

Comment ?
La Région peut résilier de plein droit le (ou les) marché(s) actuel(s) de digue aux frais et risques des entreprises défaillantes dès lors qu’une poursuite en l’état coûtera plus cher par dépassement de délai et de coût qu’une reprise des marchés (coût croissant des matériaux, révision des prix, coût social du report de chantier…).
Aujourd’hui au vu de l’offre retenue, le groupement NRL peut être reconnu défaillant dans ses engagements :
• d’une part à fournir les matériaux dont il est le seul responsable
• d’autre part à livrer la digue aménagée dans le respect du planning enveloppe imposée (retard tendant sur 3 ans pour un chantier de digue de prévus sur ±4 à 5 ans).
Cela quand bien même l’ordre de service de démarrer la digue (marché MT5) aurait été différé, car justement différé pour cause de défaillance d’entreprises à fournir les matériaux. Au final, cette indulgence de la Région ménage les entreprises au détriment de la collectivité (renoncement aux pénalités de retard, surcoûts…) !
Ainsi, par une résiliation de droit du marché, la Région pourra financer les nouvelles études et enquêtes publiques nécessaires à un nouveau marché.
L’union des associations de riverains des carrières, d’environnement et transports peut convaincre l’opinion puis la Région de prendre cette voie de pacification du débat publique et constructive : une sortie par le haut serait ainsi offerte à tous !
Malgré les assurances des carrières données à certains, la digue de la NRL ne se satisfera pas d’une seule carrière à Dioret ou à Bois Blanc, à Bellevue ou aux lataniers ! Ces tentatives de division des associations de riverains, l’arrêté de PIG sur Saint-Leu les premiers procès des majors du BTP, entre eux et avec la Région, contribuent au contraire au dérapage dangereux du débat public.
Un tel dérapage à La Réunion déjà trop confrontée aux tensions sociales peut être contenu, espérons-nous, par le partenariat des mouvements associatifs. Sinon comment se crédibiliser autrement vers les instances régionale, nationale et européenne qui financent la NRL, un nouveau scénario qui soit alternatif à une digue en mer manifestement trop gourmande en matériaux ?

Projet commun à finaliser collectivement :
Appel public à financement participatif d’une étude d’esquisse étendue des alternatives à la digue. Le but est d’en préciser les différentes conditions de faisabilité administrative, juridique, technique et financière sans conclure sur un choix.
L’étude serait assurée par la collaboration de professionnels retenus sur appel public à candidature et réunissant les compétences architecture, structure, vrd, mécanique des sols et roches, environnement.
Un comité de pilotage réunissant les associations et personnalités choisies pour leur soutien particulier contrôlera et animera chaque étape.
C’est dans le cadre d’une large campagne de communication publique que la collectivité régionale serait alors invitée à se déterminer.

Menu